Pièce de Théâtre commandée par le Festival « La Folle Journée » de la ville de Nantes, sur le thème « Le Rythme des peuples - Musiques de Danse de la Renaissance à nos jours ».

Une conférence tenue par deux comédiennes dans une proposition scénique où dialoguent habilement extraits musicaux, vidéos, narration et agitation des corps ; tentant in fine malgré tous les carcans, de rendre à La Danse son pouvoir libérateur.

« Depuis la nuit des temps, les peuples dansent, que se soit pour célébrer un événement, exorciser une crainte, solliciter les Dieux, ou simplement donner libre cours à leur joie ».

La collaboration avec Emmanuel Lambert, auteur contemporain, a permis de retracer à travers les siècles, le lien étroit qu'entretiennent Musique et Danse. Le drame et la passion transpirent dans les sphères les plus intimes des personnages. Ce, en miroir avec les ballets analysés par les conférencières ; particulièrement celui du « Sacre du Printemps » de Pina Bausch.

Écriture : Emmanuel Lambert
Mise en scène et interprétation : Vanessa Lelièvre et Jane-Gail Lopez
Interprétation Solo de Danse : Sacha Pley
Création et Régie Lumière : Laurent Fallot
Régisseur Son et Vidéo : François Roy
Scénographie - Construction de décors : le CUB, Atelier Gildas

Soutien : Fonds de dotation de la Folle Journée de la Ville de Nantes, ACCOORD Ville de Nantes


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La Folle Journée offre à découvrir un large panorama de musique baroque, romantique, contemporaine en rapport avec une thématique renouvelée chaque année. Elle accueille des artistes internationaux.
Profondément inscrit dans son territoire, le festival revêt aussi une dimension sociale, culturelle et pédagogique grâce aux actions de son Fonds de dotation pour le développement culturel.

Après la Cité des Congrès et le Lieu Unique, « La Folle Journée » s'est déployée dans huit autres salles de la Métropole. C'est dans ce cadre que nous avons donné huit représentations de cette pièce en 2017.

La Folle Journée de Nantes s’exporte également depuis 10 ans dans plusieurs villes du monde. De l’Espagne au Japon en passant par la Pologne et depuis peu, la Russie.



 

  • Danseurs,
  • Danseurs,
  • Danseurs,

"Je suis là au milieu du salon.
On me donne la robe de Cassandre, on me donne la robe rouge.
On me donne la robe qu'elle n'a jamais mise.
On détrousse les morts pour habiller les vivants.
On me donne la robe rouge et on m'envoie au conservatoire
le jour de mes 16 ans
prolonger la vie de ma sœur.
Et finir la mienne... M'empêcher de continuer à danser.
Perdue la tête
Et les étoiles.
(...)
J'ai toujours voulu danser
vivre ma vie comme une partition qui va dans tous les sens,
mais il m'a fallu l'écrire sur 5 lignes bien parallèles, en noir et blanc, pleine de croches et de silence.
(...)
Je remplace celle qui n'est plus là
Je suis le mirage des yeux bleus de mon père, la vie par procuration des doigts fins de ma mère
Je remplace celle qui n'est plus là et je joue...
sans rien dire,
en laissant croire,
mais je laisse mes mains se révolter à leur manière.
(...)
Mes parents voulaient Chopin – la musique préférée de Cassandre.
Ces notes là avaient pour moi le goût d'une symphonie catastrophe.
Alors je me suis plongée dans Le sacre du printemps.
Face au sourire agacé de mes parents.
(...)
Je joue Le sacre du printemps sans cesse, sans arrêt, toujours, à l'infini.
Je joue Le sacre du printemps car c'est une œuvre-scandale.
Une première fois, avec Stravinsky en 1913 où le public siffle dès les premières notes. Une musique d'une
originalité trop choquante.
Une seconde fois avec Pina Bausch en 1975 où la danse est trop loin des codes classiques. Le public la
rejette.
Puis le public comprend. Mais à chaque fois trop tard.
Comme mes parents
à qui j'ai dit au revoir.
(...)
La compréhension d'une audace se fait toujours trop tard."
 

Extrait de la pièce

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